Contenu

Autres publications RA 2010

Résultats du recensement agricole 2010 - L’apiculture en Bretagne
En Bretagne, comme en France, le nombre d’exploitations apicoles décline fortement, mais le nombre moyen de ruches par exploitation ne cesse d’augmenter révélant une professionnalisation de l’activité. La région ne produit que 3 % du miel français. La grande majorité des exploitations bretonnes propriétaires de ruches sont de petite taille. 8 % des exploitations possèdent plus de 200 ruches et produisent les deux tiers du miel breton. La moitié des apiculteurs bretons choisissent la vente en circuit court.
 
Résultats du recensement agricole 2010 - Le dynamisme de l’agriculture biologique en Bretagne
En 2010, l’agriculture biologique bretonne représente 3,8 % des exploitations et 3 % des surfaces agricoles. Ces exploitations pratiquent surtout l’élevage et le maraîchage. Près de 70 % de la Superficie Agricole Utilisée (SAU) certifiée ou en conversion porte des fourrages. La bio nécessite plus de main-d’œuvre que le conventionnel. Les exploitants bio sont plus jeunes et un peu plus formés. Ils utilisent davantage les circuits courts et diversifient leurs activités.
 
Résultats du recensement agricole 2010 - Aviculture : une volaille française sur trois est bretonne
Depuis 2000, la filière avicole a été secouée par des crises successives entraînant la fermeture de nombreux élevages. En 2010, il reste 4 000 exploitations avicoles bretonnes fortement orientées vers les productions de volailles de chair ou d’œufs de consommation. La spécialisation des élevages et la concentration des activités avicoles se sont renforcées entre 2000 et 2010 : les très grandes exploitations détiennent désormais 90 % des capacités pour la ponte et 90 % des m² pour la chair. L’emploi généré par les exploitations avicoles atteint 8 000 unités de travail annuel (UTA) en Bretagne.
 
Résultats du recensement agricole 2010 - Les naisseurs-engraisseurs concentrent 80 % du cheptel porcin
Entre 2000 et 2010, le cheptel porcin breton s’est réduit de près de 4 % et une exploitation porcine sur quatre a disparu. Dans le même temps, les structures se sont agrandies et spécialisées. Le nombre de sociétés s’est fortement développé, au profit notamment des EARL. En 2010, les naisseurs-engraisseurs représentent plus d’une exploitation porcine sur deux. Ils détiennent 80 % des effectifs porcins. Près de la moitié des exploitations porcines ont un chef ou co-exploitant âgé d’au moins 50 ans. Les GAEC apparaissent mieux préparés à la succession.
 
Résultats du recensement agricole 2010 - L’agriculture bretonne en attente de main-d’œuvre
En dix ans, l’agriculture bretonne est devenue plus professionnelle : essor des formes sociétaires, amélioration du statut d’exploitant, allongement de la durée du travail, élévation du niveau de formation des agriculteurs, recours accru à la main-d’œuvre salariée et aussi au service de remplacement. Même si les chefs et co-exploitants sont relativement plus jeunes en Bretagne qu’en France, le renouvellement des plus anciens pose problème dans plusieurs secteurs agricoles.
 
Résultats du recensement agricole 2010 - Un meilleur statut pour les femmes en agriculture
En 2010, 22 000 femmes travaillent de façon permanente dans les exploitations agricoles. Elles représentent 32 % des actifs agricoles. Avec l’agrandissement des structures, la réduction de la main-d’œuvre familiale et l’essor des sociétés, le statut des emplois agricoles a évolué. Les femmes sont plus souvent qu’autrefois chefs d’exploitation ou co-exploitantes. Les jeunes agricultrices sont également mieux formées. Les femmes occupent une place importante dans la main-d’œuvre salariée de nombreux secteurs, comme par exemple celui du maraîchage.
 
Résultats du recensement agricole 2010 - Vers une meilleure prise en compte de l’environnement en agriculture
Couverture des sols, résorption de l’azote, mise aux normes des bâtiments d’élevage, reconquête des haies, couverture des aires de stockage des effluents, pratiques culturales simplifiées pour réduire l’érosion des sols, production d’énergie renouvelable… Autant de mesures environnementales diversifiées et développées dans les exploitations, à partir de la réglementation et des programmes d’accompagnement correspondants. L’environnement s’intègre progressivement dans les préoccupations et les pratiques agricoles depuis 2000.
 
Résultats du recensement agricole 2010 - L’installation en Bretagne - Des filières bretonnes toujours attirantes pour les jeunes agriculteurs
En 2010, 9 157 exploitants ont moins de 40 ans. Parmi eux, 70 % ont bénéficié de la Dotation Jeune Agriculteur. Pour qui veut s’installer en agriculture pour la première fois, l’accès au foncier est souvent problématique et les coûts d’installation élevés. La Bretagne est une des régions qui aident le plus de jeunes à s’installer d’abord en production laitière mais aussi en cultures ou élevages diversifiés.
 
Incertitude sur le devenir des exploitations bretonnes
En 2010, en Bretagne, un chef d’exploitation sur deux a atteint l’âge de 50 ans. Se pose alors la question du devenir de son exploitation. Dans 58 % des cas, le successeur n’est pas connu et dans 18 % des cas l’exploitation va disparaître. Et par rapport à 2000, la même proportion de chefs (un sur quatre) déclare connaître son successeur, le plus fréquemment un membre de la famille.
 
Résultats du recensement agricole 2010 - Le développement des très grandes exploitations
Depuis 2000, la dimension économique des exploitations bretonnes a progressé, et même fortement pour les spécialisations laitière, porcine et avicole. Cet agrandissement ne s’accompagne pas d’un mouvement de concentration des surfaces, ni du potentiel de production. En 10 ans, le nombre des très grandes exploitations a progressé en Bretagne. En 2010, elles représentent 7 % des exploitations, détiennent plus du tiers du potentiel de production régional et utilisent le tiers de la main-d’œuvre salariée régionale.