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Devenir horticultrice, productrice de plantes d’intérieur et d’extérieur

Crédits : Lycée agricole Saint-Ilan

À chaque question posée à Amélie, Véronique Cheyrou-Lagrèze apporte un éclairage de son point de vue d’enseignante.

Pourquoi as-tu choisi de t’orienter vers le métier de productrice de plantes en pot ?

Amélie  : Parce que je suis avant tout passionnée par les plantes, j’aime le contact avec la nature et travailler en extérieur.

Véronique Cheyrou-Lagrèze : « Ce sont globalement ces motivations-là que je retrouve chez mes élèves. Certains se cherchent un peu, mais affinent leurs projets au cours des deux années et, finalement, se retrouvent bien dans ce métier de l’horticulture ».

En quoi cette formation te permet-elle de révéler tes talents ?

Amélie  : Lorsque j’étais en 1re année de BTSA Production horticole, j’ai eu la chance de participer aux Olympiades des métiers. Ce fut une formidable occasion de montrer mes capacités : j’ai même remporté la médaille d’or ! Cela m’a permis de réellement m’exprimer et de comprendre que c’était vraiment dans ce domaine que je voulais exercer plus tard.

Véronique Cheyrou-Lagrèze : « Le projet principal pour nous, c’est l’ouverture... de façon à ce que les étudiants puissent découvrir un maximum de choses et, à partir de là, construire leur propre projet. Au cours de leur formation, on leur montre tout ce qui permet de diversifier au maximum les pratiques dans les quatre domaines de l’horticulture : la pépinière, le maraîchage, la production florale et l’arboriculture. On est à l’écoute de ce qu’ils veulent. En BTSA, on a un nouveau module d’accompagnement au projet personnel et professionnel de l’étudiant qui permet de construire leur projet avec eux et, surtout, de les accompagner vers la réussite ».

Envisages-tu une formation ultérieure ?

Amélie  : Oui, j’aimerais poursuivre mes études en CAP fleuriste en 1 an. Cela compléterait bien mon bac pro Productions horticoles et mon BTSA, que je viens d’avoir !

Véronique Cheyrou-Lagrèze : « Aujourd’hui, c’est vrai que la demande est souvent d’avoir un bac +3, mais un titulaire d’un BTSA est tout à fait capable de travailler en autonomie. Il y a un niveau d’études et de compétences qui fait que les jeunes sont opérationnels après le BTSA. La moitié de la promotion va continuer en licence professionnelle, un niveau qui va leur donner une ouverture vers un plus grand panel de postes ».

Comment te vois-tu exercer ce métier dans le monde de demain ?

Amélie  : Dans un premier temps, j’envisage d’être salariée en entreprise, puis, dans un second temps, de m’installer en production horticole et fleurs coupées. Plus précisément, j’aimerais travailler dans la production de plantes en pot.

Véronique Cheyrou-Lagrèze : « Il y a pas mal d’exploitations qui recherche des jeunes en tant que chefs d’équipe. Il y a des installations qui se font, donc, a priori, nos jeunes ne rencontreront pas de difficultés à s’insérer dans le monde du travail ».


En Bretagne, 3 établissements proposent cette formation BTSA Production Horticole :


Pour plus de témoignages, rendez-vous sur l’internet du ministère : https://agriculture.gouv.fr/regards-croises-sur-les-metiers-de-laventure-du-vivant

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