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Le plan stratégique export du gouvernement 2018 – 2022

La projection à l’international des entreprises françaises est un levier de croissance et un prolongement naturel de la politique de compétitivité. Dans ce cadre, la politique du commerce extérieur, sous la responsabilité du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères en lien avec le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation (MAA) pour ces filières spécifiques, s’inscrit dans la politique économique globale mise en œuvre par le Gouvernement.

Elle tire principalement parti des efforts d’amélioration de la compétitivité et de la productivité et de la levée des freins sectoriels à la croissance, mais elle dispose également de leviers propres pour accompagner les entreprises exportatrices françaises. Le MAA s’engage aujourd’hui à renforcer l’export français dans ce secteur, dans le cadre de la stratégie gouvernementale. Ou actualiser l’article d’Alim’Agri avec ces termes

L’export : une priorité pour nos filières, une priorité pour le ministère et ses partenaires

Les chiffres clés de l’export

  • L’agroalimentaire, une force à l’export : troisième excédent commercial de la France, 9,3 M d’euros d’excédent en 2015.
  • Une demande mondiale en forte croissance : +8% par an depuis 2000 soit un triplement en 15 ans.
  • Un secteur forêt-bois encore peu présent sur les marchés internationaux : balance commerciale négative à - 440 M euros pour les activités de sciage et emballage bois, volume des exportations cependant en forte croissance : +12% entre 2015 et 2016.

De nombreux atouts à faire valoir...

  • Une image d’excellence.
  • Une position de leader mondial sur plusieurs secteurs (vins et spiritueux, produits laitiers, semences, légumes transformés, etc.).
  • Une capacité d’innovation reconnue.

... mais également des fragilités

  • Un excédent commercial reposant sur un nombre de secteurs limités.
  • Peu d’entreprises exportatrices (25% contre 80% en Allemagne).
  • Une culture de l’export insuffisamment développée.

L’export est porteur de croissance pour nos filières et nos entreprises : dans le prolongement de la politique du commerce extérieur mise en place par le gouvernement, le ministère souhaite, avec l’ensemble de ses partenaires, mobiliser ses moyens et ses compétences à leur service, pour les accompagner dans leurs démarches et leur donner les moyens de réussir durablement à l’international.

Une stratégie qui repose sur une vision partagée

La stratégie 2018-2022 s’inscrit dans le cadre d’une vision partagée de l’ensemble des acteurs visant à :

  • regagner des parts de marché en Europe et à l’international : renforcer la dynamique du commerce extérieur de la France en augmentant la création de valeur ajoutée à l’export en Europe et à l’international pour améliorer le positionnement des filières agricoles et agroalimentaires françaises ;
  • développer la présence de tous les secteurs et améliorer la balance commerciale de l’ensemble des filières : diversifier la contribution au commerce extérieur des différentes filières en élargissant la nature et la gamme des produits exportés ;
  • augmenter le nombre d’entreprises positionnées à l’export : amener plus d’entreprises à l’export en renforçant durablement la présence et la performance des PME et des ETI en Europe et dans les pays tiers ;
  • favoriser l’investissement des entreprises à l’international et le développement des partenariats commerciaux des entreprises françaises en Europe et à l’international, voire dans certains cas d’investissements étrangers dans des entreprises françaises à l’étranger ;
  • permettre l’accès des entreprises aux outils existants aux niveaux national et communautaire.

Une stratégie qui s’articule autour de 3 initiatives prioritaires

Accompagner les entreprises dans la durée

  • en déployant simultanément nos actions aux niveaux régional, national et international pour accompagner les entreprises tout au long de leur parcours à l’export, depuis leurs lieux d’implantation jusqu’aux marchés cibles ;
  • en informant mieux nos entreprises sur les marchés, les outils existants, les démarches, etc ;
  • en développant une culture de l’export par la formation initiale et la formation continue.

Ouvrir de nouveaux marchés et favoriser l’accès aux marchés existants

  • en développant et partageant une veille stratégique pour orienter les entreprises vers les marchés porteurs ;
  • en défendant nos intérêts offensifs dans les négociations commerciales conduites au niveau européen et en tirant parti de la mise en œuvre des accords déjà conclus ;
  • en œuvrant à la levée des barrières non tarifaires, en particulier sur les sujets sanitaires et phytosanitaires ;
  • en faisant valoir les spécificités et caractéristiques de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de l’industrie du bois dans les outils financiers mis en œuvre par l’État en faveur des exportations et de la compétitivité ;
  • en favorisant l’adaptation de l’offre française à la demande mondiale.

Promouvoir les produits français

  • en mobilisant au mieux et en optimisant les dispositifs de promotion existants, y compris européens, pour renforcer l’image de la France et de nos produits ;
  • en utilisant le levier de la coopération pour faire connaître nos produits, nos savoir-faire et nos technologies ;
  • en renforçant les opportunités d’échanges « business » lors des rencontres officielles : diplomatie économique.