Fonds d’urgence pour la filière céréalière : un soutien aux exploitations bretonnes en difficulté

Face aux difficultés économiques rencontrées par certaines exploitations spécialisées en grandes cultures depuis 2023, le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire met en place un fonds d’urgence destiné aux exploitations céréalières les plus fragilisées. En Bretagne, ce dispositif est décliné dans chaque département et permet l’attribution d’une aide forfaitaire de 6 000 € aux exploitations éligibles. Les demandes peuvent être déposées jusqu’au 3 avril 2026.

Une aide exceptionnelle pour les exploitations les plus touchées

Le fonds d’urgence vise à soutenir les exploitations spécialisées en céréales, oléagineux et protéagineux confrontées à des difficultés de trésorerie importantes.

En Bretagne, 790 000 € sont mobilisés pour accompagner les exploitations les plus fragilisées :

  • 235 000 € pour les Côtes-d’Armor
  • 152 000 € pour le Finistère
  • 214 000 € pour l’Ille-et-Vilaine
  • 189 000 € pour le Morbihan

L’aide prend la forme d’un versement direct de 6 000 € à la trésorerie de l’exploitation.

Dans le cas des GAEC, la transparence s’applique dans la limite de trois associés, dans le respect du plafond du dispositif « de minimis agricole » fixé à 50 000 € par exploitation sur trois ans.

Conditions d’éligibilité

Pour bénéficier de cette aide, les exploitants doivent remplir les conditions suivantes :

  • être exploitant agricole à titre principal ;
  • exercer sur une exploitation de céréales, oléagineux et protéagineux (codes NAF-APE 01.11Z ou 01.11Y) ;
  • ne détenir aucun atelier de production animale, y compris via d’autres exploitations détenues par le même exploitant ;
  • disposer d’une SAU composée d’au moins 50 % de céréales et protéagineux et de moins de 10 % de cultures industrielles ou plantes sarclées ;
  • justifier d’une baisse d’au moins 20 % du dernier EBE connu par rapport à la moyenne des cinq années précédentes.

Le respect de ces critères devra être attesté par une attestation obligatoirement signée par un comptable.

Priorisation des demandes

Si le nombre de demandes dépasse l’enveloppe budgétaire disponible, les dossiers seront examinés selon l’ordre de priorité suivant :

  1. Priorité 1
    Les exploitations comportant un jeune agriculteur installé entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2024 inclus, classées par ordre décroissant du pourcentage de baisse de l’EBE.
  2. Priorité 2
    Les autres exploitations, également classées par ordre décroissant du pourcentage de baisse de l’EBE.

Dépôt des demandes

Les demandes doivent être effectuées exclusivement par voie dématérialisée entre le 3 mars et le 3 avril 2026.

👉 Chaque exploitant doit déposer son dossier auprès du guichet correspondant au département où se situe le siège de son exploitation.

Informations et contacts par département

Pour toute question sur le dispositif ou l’instruction des dossiers, les exploitants peuvent contacter les services départementaux de l’État :

Côtes-d’Armor (DDTM 22)

Site : services de l’État dans les Côtes-d’Armor
Contact :

  • 📨 ddtm-aideurgence@cotes-darmor.gouv.fr
  • 📞 02 96 62 47 11

Finistère (DDTM 29)

Site : services de l’État dans le Finistère
Contact : Service Économie Agricole – Unité Foncier et Aides Conjoncturelles

  • 📞 02 98 76 59 30

Ille-et-Vilaine (DDTM 35)

Site : services de l’État en Ill-et-Vilaine
Contact :

  • 📨 ddtm-sead-calam@ille-et-vilaine.gouv.fr

Morbihan (DDTM 56)

Site : services de l’État dans le Morbihan
Contact :

  • 📨 ddtm-crises-agricoles@morbihan.gouv.fr
  • 📞 02 56 63 74 23 ou 02 56 63 74 25

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