Influenza aviaire hautement pathogène : point de situation en France et en Bretagne

Influenza aviaire : passage au niveau de risque « négligeable » sur l’ensemble du territoire métropolitain

Afin de tenir compte de l’amélioration de la situation sanitaire au regard de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), de la diminution de l’incidence des cas dans l’avifaune sauvage en Europe et de la fin de la période des migrations ascendantes, un arrêté ministériel du 22 mai 2026 abaisse le niveau de risque à « négligeable » sur l’ensemble du territoire métropolitain.

Un retour au niveau de risque « négligeable »

A compter du 3 juin 2026, la France métropolitaine est placée au niveau de risque « négligeable » (niveau 1 sur 3). Cette évolution intervient après une première amélioration de la situation sanitaire ayant conduit au passage du niveau de risque « élevé » à « modéré » le 27 avril 2026.

Cette nouvelle baisse du niveau de risque traduit la nette amélioration de la situation épidémiologique observée en France et en Europe, ainsi que la fin de la période migratoire des oiseaux sauvages, particulièrement propice à la circulation du virus.

Une saison 2025/2026 marquée par une forte recrudescence

La saison écoulée a néanmoins été caractérisée par :

  • Une forte augmentation des cas dans l’avifaune sauvage ;
  • 124 foyers confirmés en élevage commercial dans 27 départements (dont deux en Bretagne) depuis le 6 octobre 2025 (contre 15 en 2024/2025 et 10 en 2023/2024) ;
  • 31 foyers recensés en basses-cours et chez des oiseaux captifs non commerciaux dans 23 départements.

À titre de comparaison, la saison 2022/2023 (avant la vaccination des canards) avait enregistré 317 foyers en élevage et 87 en basses-cours ou oiseaux captifs.

Levée des mesures restrictives

Le passage au niveau de risque « négligeable » entraîne l’abrogation des mesures restrictives liées au niveau de risque IAHP sur l’ensemble du territoire national.

Les obligations de mise à l’abri ou de claustration des volailles qui demeuraient applicables dans certaines zones au niveau de risque « modéré » ne sont plus requises au titre du risque IAHP.

Cette évolution permet un retour au régime habituel de prévention, tout en maintenant les exigences générales de biosécurité applicables aux élevages et détenteurs d’oiseaux.

Indemnisation des éleveurs impactés

Deux textes publiés au Bulletin officiel du ministère chargé de l’agriculture précisent les modalités d’indemnisation pour les éleveurs touchés par l’épizootie 2025/2026.

Ces dispositifs concernent :

  • Les élevages directement impactés (foyers confirmés) ;
  • Les élevages indirectement affectés, notamment en raison de périodes de vide prolongé liées aux restrictions sanitaires en zones réglementées.

Les textes détaillent les critères d’éligibilité ainsi que les modalités de calcul et de versement des aides.

Maintien de la vigilance

Malgré cette amélioration significative de la situation sanitaire, la vigilance demeure indispensable. Les professionnels et détenteurs d’oiseaux sont invités à maintenir une application rigoureuse des mesures de biosécurité afin de prévenir toute réintroduction du virus.

La surveillance des élevages et de l’avifaune sauvage reste un élément essentiel de la prévention et de la détection précoce de l’influenza aviaire.