Influenza aviaire hautement pathogène : point de situation en France et en Bretagne

Afin de tenir compte de l’amélioration de la situation sanitaire au regard de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), ainsi que de la fin de la période des migrations, un arrêté du 21 avril 2026, publié au Journal officiel du 26 avril 2026, abaisse le niveau de risque à « modéré » sur l’ensemble du territoire métropolitain.

Un retour au niveau de risque « modéré »

Depuis le 27 avril 2026, la France métropolitaine est placée au niveau de risque « modéré » (niveau 2 sur 3), après plus de six mois au niveau « élevé » (depuis le 22 octobre 2025). Cette évolution fait suite à une amélioration de la situation sanitaire, notamment dans l’avifaune sauvage.

Ce passage intervient toutefois plus d’un mois plus tard que lors des deux saisons précédentes, traduisant une situation épidémiologique particulièrement défavorable durant l’hiver 2025/2026.

Une saison 2025/2026 marquée par une forte recrudescence

La saison écoulée a été caractérisée par :

  • Une forte augmentation des cas dans l’avifaune sauvage ;
  • 121 foyers confirmés en élevage commercial dans 25 départements (dont deux en Bretagne) depuis le 6 octobre 2025 (contre 15 en 2024/2025 et 10 en 2023/2024) ;
  • 30 foyers recensés en basses-cours et chez des oiseaux captifs non commerciaux dans 22 départements.

À titre de comparaison, la saison 2022/2023 (avant la vaccination des canards) avait enregistré 317 foyers en élevage et 87 en basses-cours ou oiseaux captifs.

Allègement des mesures de biosécurité

Le passage au niveau de risque « modéré » entraîne un assouplissement des mesures de prévention.

La claustration ou la mise à l’abri des volailles n’est désormais plus obligatoire, sauf dans les cas suivants :

  • Dans les zones à risque particulier (ZRP), correspondant aux zones humides : pour toutes les volailles ;
  • Dans les zones à risque de diffusion (ZRD), caractérisées par une forte densité d’élevages : pour les palmipèdes de moins de 42 jours.

Ces dispositions visent à maintenir une vigilance ciblée dans les zones les plus exposées.

Indemnisation des éleveurs impactés

Deux textes publiés au Bulletin officiel du ministère chargé de l’agriculture précisent les modalités d’indemnisation pour les éleveurs touchés par l’épizootie 2025/2026.

Ces dispositifs concernent :

  • Les élevages directement impactés (foyers confirmés) ;
  • Les élevages indirectement affectés, notamment en raison de périodes de vide prolongé liées aux restrictions sanitaires en zones réglementées.

Les textes détaillent les critères d’éligibilité ainsi que les modalités de calcul et de versement des aides.

Maintien de la vigilance

Malgré cette amélioration, la situation sanitaire reste sous surveillance. Les professionnels sont invités à maintenir un haut niveau de vigilance et à appliquer strictement les mesures de biosécurité adaptées à leur situation.